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Formation à distance: Bunwaree reprend le flambeau
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Formation à distance: Bunwaree reprend le flambeau
Le principe de la formation à distance continue à être privilégié par les principaux partenaires de l’éducation dont le ministre de tutelle, Vasant Bunwaree.
C’est ainsi qu’à l’ouverture du Working Group on Distance Education and Open Learning (WGDEOL) 2008, ce 3 décembre, Vasant Bunwaree a parlé de la priorité de faire de Maurice un centre régional de connaissances et d’excellence, notamment à travers la formation à distance.
La deuxième édition du WGDEOL se tient à Maurice du 1er au 5 décembre 2008. Les participants, une douzaine de Mauriciens et une quinzaine d’étrangers spécialisés dans l’éducation tertiaire et de l’Open and Distance Learning (ODL) discutent des tendances et problèmes liés précisément à l’ODL.
Inaugurant l’atelier de travail, le ministre de l’Education, Vasant Bunwaree, a souligné que l’ODL, soit l’apprentissage libre et à distance, «permet d’améliorer l’accès, l’équité et la qualité» dans la réalisation du concept d’une «éducation pour tous». Cette forme d’apprentissage renforcera également les «Millennium Development Goals» (MDG).
Vasant Bunwaree estime que pour pouvoir augmenter le nombre d’inscrits au tertiaire de 37,3%, actuellement, à 72%, d’ici 2015, il faudrait prendre appui sur l’ODL. Plusieurs institutions à Maurice, dont le Centre d’études de la Chambre de Commerce et d’Industrie et Malem, offrent cette possibilité de formation.
Promotion de l’autonomie de l’étudiant, meilleure qualité et accessibilité, flexibilité et rentabilité des cours, idéal pour les apprenants non-traditionnels, les groupes marginalisés et sous-représentés, les atouts de la formation à distance sont multiples. Pour preuve, ce mode d’apprentissage est largement adopté mondialement.
Malheureusement, la majorité des pays d’Afrique souffrent de l’absence d’un «National ODL Framework» et de politiques nécessaires pour «guider le développement et la mise en place de programmes ODL au niveau national et international». Plusieurs facteurs restreindraient cette intégration dans ces pays d’Afrique. D’abord, le manque de confiance en la légitimité et la qualité de l’ODL et l’insuffisance de capacités infrastructurelles et professionnelles. Le manque de support d’information et de communication et le financement de l’ODL constituent un autre facteur. Aujourd’hui, l’Afrique, à travers l’ADEA (Association pour le Développement de l’Education en Afrique), veut se rattraper en investissant fortement dans l’éducation supérieure.
Le Commonwealth of Learning (COL) et Maurice
Figurant parmi les spécialistes étrangers présents à l’atelier de travail, Paul G. West, représentant du Commonwealth of Learning (COL). «Le COL travaille avec les ministères et institutions nationales pour établir des politiques et développer des techniques dans l’ODL et l’apprentissage sur des supports technologiques. Initialement la radio et la télé, ces supports incluent maintenant les ordinateurs et l’internet», dit-il.
Selon Paul West, il est important de développer le concept de partage de connaissances ou de «Open Educational Resources» (OERs- ressources éducatives libres). «Le matériel d’apprentissage doit être partagé dans deux directions… Il ne peut y avoir des pays donneurs dans certains coins du monde et des pays consommateurs dans d’autres», soutient-il. Il a aussi évoqué les droits d’auteurs et de licences des OERs, en indiquant qu’il faut garder ces ressources ouvertes et flexibles, ne pas les limiter à une seule idéologie de licence ou de format.
La création d’un «Transnational Qualifications Framework» par la Virtual University for the Small States of the Commonwealth » dont Maurice fait partie, est actuellement en cours. Ce plan assistera les petits pays au développement des systèmes nationaux plus compatibles à travers le monde pour que les compétences des personnes qualifiées des petits pays soient reconnues dans d’autres pays.
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