Publicité
Academic Freedom: Rajen Narsinghen devant un comité disciplinaire
Par
Partager cet article
Academic Freedom: Rajen Narsinghen devant un comité disciplinaire
Une première depuis un demi-siècle. Le chargé de cours de l’université de Maurice a reçu une lettre l’informant qu’il était convoqué devant un comité disciplinaire, jeudi. En cause, le fait d’exprimer son opinion.
Stupeur et indignation sur le campus de Réduit. Pour cause, le Senior Lecturer du Department of Law and Management, Rajen Narsinghen, a été convoqué devant un comité disciplinaire, prévu jeudi. Tout le monde sait que Narsinghen n’a pas sa langue dans sa poche et qu’il a été au front de plusieurs batailles citoyennes, ces temps derniers, dont le retour au pays des Mauriciens, «stranded» à l’étranger, après que la Cour suprême a été saisie
«Un universitaire n’a non seulement le droit mais le devoir de s’exprimer dans le débat public au nom du sacro-saint principe de l’Academic Freedom. Rajen Narsinghen s’est toujours exprimé au nom de ce principe», s’élèvent quelques chargés de cours de l’université de Maurice, sous le couvert de l’anonymat. Selon eux, il y a clairement une tentative de le faire partir ou de lui clouer le bec.
Au niveau des étudiants et de l’union (UMASU), l’on entend défendre Rajen Narsinghen au nom de la liberté universitaire, qui, comme le font ressortir certains, demeure «one of the main pillars of all academic institutions in the world and even in the worst dictatorship (…) UoM adheres to this golden principle and it is enshrined in our mission statement and charter».
Selon nos renseignements, la décision d’intimider Rajen Narsinghen a été prise vendredi par un Staff Committee (peuplé de nominés proches du pouvoir). Narsinghen a reçu sa lettre pour comparaître devant un comité disciplinaire hier,15 juin.Nombre de chargés de cours font ressortir que depuis ces derniers 50 ans, l’on n’aura jamais vu un tel acte d’intimidation contre un professeur, citant les cas de Vidula Nababsing, Swalay Kasenally, Raj Virasawmy comme des personnes qui ont toujours eu les coudées franches pour donner leurs opinions et avis sur des sujets d’intérêt national. Plus récemment, il y a aussi les cas de Tania Diolle, Sheila Bunwaree, Chundun Jankee, qui ont plus ou moins fait de la politique active, contrairement à Rajen Narsinghen.
Affaire à suivre car la contestation va gagner en intensité à partir d’aujourd’hui. Narsinghen a déjà contacté ses avocats et ne compte nullement se laisser faire. Interrogé, le principal concerné s’est refusé à tout commentaire pour l’heure.
Publicité
Publicité
Les plus récents