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Durant le confinement: il s’est mis au service des démunis
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Durant le confinement: il s’est mis au service des démunis
Si pour beaucoup le confinement ressemble à des vacances, pour d’autres, c’est le moment d’aider leurs prochains. À l’instar de Donnyfer Phillippe, jeune entrepreneur, qui arpente les rues tous les jours afin de nourrir les plus nécessiteux, pour qu’ils ne dorment pas le ventre vide.
C’est à moto, muni d’un masque et de gants, que le jeune homme quitte son domicile pour aller offrir des denrées alimentaires à ceux dans le besoin. Car il avoue qu’il sait ce que c’est que d’avoir le ventre vide et d’être fauché.
En effet, Donnyfer Phillippe confie qu’il a connu la misère quelques années plus tôt. Et tous ses souvenirs noirs, dit-il, ont fait qu’aujourd’hui, il oeuvre chaque jour pour ceux dans le besoin. «Mo koné ki nou pa pou kapav éliminn povrété. Mé mo koné ki si nou tou ansam travay lamé dan lamé, nou kapav soulaz sitiasion-la. Lavi pa ti fasil, mo’nn viv lamizer. Zordi kan mo’nn rési, mo santi li enn dévwar ed lézot, li mo kontribision, mo anvi amenn sanzman, inspir lézoy pou sanz Lémond», confie-t-il.
Donnyfer agit seul sur le terrain, mais il avoue pouvoir compter sur la générosité de nombreux Mauriciens et Rodriguais. «Je fais des lives sur Facebook et ceux qui veulent aider se manifestent. Comme ils ne peuvent pas se déplacer à cause du confinement, ils me font confiance et m’envoie de l’argent sur mon compte bancaire pour que je puisse acheter des foodpacks, pour une semaine, pour les nécessiteux.» D’ajouter qu’afin que tout se passe dans la transparence, il a créé un group chat avec ceux qui l’aident financièrement. Il leur envoie des photos.
Plutôt solitaire, il utilise le sobriquet «Batman» pour se faufiler dans les endroits où la misère semble avoir élu domicile. La plupart du temps, les gens qu’il aide ne le voient pas, car il n’enlève pas son casque. Le plus important, dit-il, c’est de quitter les «commissions » chez les gens qui sont dans le besoin. «Non pa fer piblisité» pour moi.
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