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Air Mauritius: plusieurs employés se sont déclarés créanciers

2 mai 2020, 13:00

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Air Mauritius: plusieurs employés se sont déclarés créanciers

Les administrateurs d’Air Mauritius (MK), Sattar Hajee Abdoula et Arvindsingh Gokhool, ont rendez-vous par visioconférence avec les créanciers de la compagnie nationale d’aviation ce lundi 4 mai. Puis, à une seconde réunion qui se tiendra en principe dans un délai de 28 jours à compter de cette date.

Plusieurs employés de la compagnie se sont déclarés créanciers. Selon le négociateur syndical Jack Bizlall, la plupart des réclamations concernent des arriérés suite à une révision salariale et des conditions de travail agréées en avril 2015 et couvrant la période entre cette date et mars 2018. Par ailleurs, lors d’une réunion avec les administrateurs, les présidents des sept syndicats d’employés d’Air Mauritius affirment qu’ils n’ont pas été informés que du contenu du communiqué de MK annonçant le placement de la société sous administration volontaire. Par contre, il nous revient que les représentants des mille employés d’Airmate n’ont pas été conviés par les administrateurs. Or, comme nous le dit le syndicaliste Reeaz Chuttoo, le sort d’Airmate est étroitement lié à celui de MK.

Pour en revenir à la réunion de lundi, les créanciers devront décider si les administrateurs nommés seront maintenus ou d’autres désignés à leur place. C’est une décision, nous dit-on, de routine selon la loi et non en raison des polémiques soulevées sur le choix de Sattar Hajee Abdoula comme administrateur. Un «creditors committee» sera aussi mis en place pour représenter tous les créanciers et il n’aura qu’un rôle consultatif, ne pouvant donner de directives aux administrateurs. Une fois la liste des créances établie, les administrateurs prépareront un état des lieux de la compagnie, y compris de ses dettes.

C’est lors de la seconde réunion, appelée la «Watershed Meeting», que la plus importante décision sera prise. Les créanciers devront choisir entre les trois enjeux suivants : que la compagnie exécute un «Deed of Company Arrangement» (DOCA) qui gouvernera la façon dont elle sera gérée, c’est-à-dire le maintien sous administration, avec le DOCA en vigueur uniquement durant l’administration ; ou qu’on procède à la liquidation de la compagnie ; ou, enfin, que MK retourne sous le contrôle de son conseil d’administration.

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