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Stellio Pong: adieu à un passionné du journalisme
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Stellio Pong: adieu à un passionné du journalisme
C’est l’image d’une personne très passionnée par son métier et qui aimait ses collègues que Pascal Pong retiendra de son père, Stellio Pong. Le journaliste sportif, qui a passé 24 longues années à l’express, est décédé le 23 avril dernier à l’âge de 74 ans.
Pascal Pong se souvient aussi de sa polyvalence. «Il a couvert les cyclones, les élections, entre autres. Il était une bibliothèque vivante sur le sport et toutes les disciplines et il connaissait tous les sportifs. Il y a des jours où il écoutait deux chaînes à la fois pour suivre les évènements sportifs et il écrivait sur les deux pour le journal du lendemain. Soulignons qu’il n’y avait pas d’Internet à l’époque», se remémore l’un de ses deux fils.
Marie-Annick Savripène, journaliste chevronnée à l’express, retient son «grand rire inimitable» et comment l’express était synonyme de maison pour Stellio Pong, élu Sports Journalist of the Year en 1991. «Il était toujours à l’affut des nouvelles sportives, faisait ses papiers et bien souvent ses propres photos. Bien que la rédaction sportive à Port-Louis fût sur un palier au-dessus de la rédaction générale, il descendait assez souvent pour consulter les infos sportives sur le télex, pour blaguer avec les secrétaires de rédaction à propos de sport et surtout de football anglais dont il était féru.»
Lindsay Prosper, également journaliste d’expérience, confie pour sa part : «Stellio fait partie de cette catégorie d’employés pour laquelle la frontière entre la demeure familiale et l’entreprise est très infime.» Il est d’avis que Stellio Pong fait partie de ceux qui ont contribué à construire le fondement dont la compagnie avait besoin pour amorcer sa marche vers sa modernisation. «Stellio restera un enfant de la maison.»
En 2006, Stany Maurice, chef de service des Sports, lui avait remis un trophée souvenir un an après sa retraite. «C’était quelqu’un de très méticuleux. Je le revois encore, à l’époque sur sa vieille machine à écrire, la tête en avant et par-dessus ses lunettes les yeux rivés sur la feuille de papier. Le sport n’avait pas de secret pour lui et cette polyvalence faisait de lui un excellent journaliste.»
Le Directeur des publications de La Sentinelle, Nad Sivaramen, a connu Stellio Pong avant même d’intégrer l’express, son fils Pascal étant dans sa classe. «Quand j’ai intégré l’express vers la fin des années 90, Stellio a été l’un de mes guides. Il squattait en permanence le seul ordinateur qui était connecté à Internet. C’est lui qui m’a montré comment accéder aux dépêches sur le Web sans attendre celles de Reuters – notre ouverture sur le monde. Et puis Stellio était un passionné, qui parlait peu, mais fort. Il n’avait pas peur de sortir sa canette de bière à l’heure du déjeuner devant tout le monde. On l’enviait, mais personne n’osait faire comme Stellio...au revoir mon capitaine !»
L’express s’associe à la douleur de la famille et des proches de notre ancien collègue.
OBITUARY
I was particularly sad to hear of the demise of Stellio PONG through L’Express last week.
Pong, as we all classmates of the time at Royal College Port Louis (1958- 1965) used to affectionately called him, I note from the tribute in your Friday edition paid by his colleague sport journalists, had kept all the same humble and cheerful characteristics he had at college.
We enjoyed our younger days together and especially on the football field at Cassis. He had a good sense of humour.
Although I did not meet him often ,except on a few odd occasions at scene of crime, it was always a pleasure to chat with him. His commentary of sport events were precise and interesting to read.
As my good old friend late Gerard Bergicourt once told me: “Each one shines in his respective field.” Pong did and will be remembered as an excellent sport journalist.
My sincere condolences go to his family.
A.Kader Jackaria.
2 May 2020.
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