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Covid-19: un médecin mauricien «au grand coeur» décède en France

24 avril 2020, 08:05

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Covid-19: un médecin mauricien «au grand coeur» décède en France

«Un homme d’une grande gentillesse avec le coeur sur la main.» C’est ainsi qu’Ismael Hossenbux se souvient de son oncle, Mohammad Hassen Hossenbux, médecin décédé des suites du Covid-19 le 14 avril en France. 

L’homme de 59 ans a vécu les plus beaux jours de son enfance avec ce dernier, qui avait posé ses valises à Seine-Saint-Denis. «Il aurait soufflé ses 69 bougies le 6 octobre. Il habitait en face de chez moi. Quand il venait de commencer à exercer la médecine, j’étais encore jeune. Je me souviens que mes cousins et moi nous allions le voir dans son cabinet tout près de chez lui pour l’aider à s’installer.»

Selon Ismael Hossenbux, Mohammad Hassen Hossenbux était très populaire dans la région de Mesnil à Phoenix, avant qu’il ne s’installe dans l’Hexagone, il y a trente ans. D’ailleurs, il faisait partie du Club de Mesnil, auprès duquel il comptait beaucoup d’amis. «Il était de très bon conseil.»

Malgré la tristesse d’avoir perdu un des leurs, la famille Hossenbux est reconnaissante d’avoir pu le voir une dernière fois. «Il est venu nous rendre visite en février», relate Zahed Allybaccus, nièce du défunt. Même si elle n’a pas beaucoup de souvenirs de lui, car «il est parti alors que j’étais encore très jeune», elle confirme que Mohammad Hassen Hossenbux, était le genre d’homme «avek enn gran leker».

Selon un article du journal Le Parisien, Mohammad Hassen Hossenbux était très apprécié dans la région de Seine-Saint-Denis. D’ailleurs, son cabinet était toujours rempli. «Le docteur Hossenbux recevait sans rendez-vous, et sans restrictions», peut-on lire dans l’article du journal français.

Toujours, selon ce site d’information, ce médecin aurait contracté le nouveau coronavirus avant le début du confinement en France, le 17 mars, par manque de protection. Il s’est ensuite rendu aux urgences où son état était jugé pas très grave pour y retourner quelques jours plus tard, «où il est resté deux semaines avant de mourir».

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