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Débat sur la démocratie: la liberté d’expression en confinement
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Débat sur la démocratie: la liberté d’expression en confinement
«Des vents violents agitent la liberté d’expression et celle de la presse, à un moment précis où l’information doit circuler librement.» Des voix citoyennes ont exprimé, ce mercredi 22 avril, leurs inquiétudes sur les récentes actions des autorités qui viennent mettre en péril la liberté d’expression et la liberté de la presse durant cette période de confinement. C’était lors de l’émission Hardtalk, animée par Habib Mosaheb, sur les ondes de Top FM. Elles sont plus ou moins d’accord sur le fait que l’on sent, ces derniers jours, une tentative du pouvoir de contrôler l’espace public, en montrant ses muscles, et en envoyant ce qui apparaît comme les gendarmes du gouvernement: l’IBA et l’ICTA, pourtant censées être des institutions indépendantes, ne prenant aucune directive du pouvoir politique.
«Le cadre juridique et les institutions sont là. Mais où sont les vrais démocrates pour les diriger de manière indépendante ?», s’est demandé un intervenant.
L’exercice quotidien du National Communication Committee a aussi été critiqué pour son côté «one-sided». Car «les journalistes ne peuvent pas rebondir sur les questions qui sont filtrées.»
Les intervenants ont donné leur avis sur l’affaire Top FM versus l’IBA (institution qui a suspendu la licence de la radio) et la récente arrestation de la citoyenne Rachna Seenauth, suivie de celle du du membre du board de l’ICTA, Kaushik Jadunundun, tout en évitant d’aborder les détails de ces deux cas, en raison des enquêtes en cours, et des affaires déposées devant la justice.
Les intervenants de l’émission étaient Me Ashok Radhakissoon, avocat et ancien président de l’IBA, Azhagen Chengana, chargé de cours en media et communication à l’université de Maurice, et Nad Sivaramen, journaliste et directeur des publications de La Sentinelle.
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