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Covid-19: le dégraissage a malgré tout commencé…

20 avril 2020, 13:59

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Covid-19: le dégraissage a malgré tout commencé…

Si le ministre des Finances, Renganaden Padayachy, a annoncé, vendredi dernier, que l’État aidera les entreprises privées pour le paiement des salaires du mois d’avril, certaines firmes ont déjà commencé à licencier des employés. 346 plaintes ont été enregistrées à ce sujet au ministère du Travail du 6 au 17 avril. 149 autres plaintes sur la même période concernent la diminution du personnel et 103 autres cas, la réduction du salaire.

Mariahven Caremben, conseiller en matière de relations industrielles au ministère du Travail, précise que les employeurs ne peuvent pas évoquer des raisons économiques pour mettre des salariés à la porte. Car, comme l’a annoncé le Grand argentier, vendredi, le GM apporte un important soutien financier. «Il s’agit d’un encouragement aux employeurs pour qu’ils sauvegardent les emplois. Car, après le confinement, le travail devrait reprendre à la normale. Les patrons n’ont aucune excuse pour licencier des gens. Si les licenciés ne sont pas réintégrés à leur poste, la Mauritius Revenue Authority reprendra l’argent décaissé», dit-il.

Quant à la diminution du personnel, Mariahven Caremben explique qu’une firme ne peut le faire sans passer par le Redundancy Board. «Il revient au Redundancy Board de statuer si une entreprise peut procéder à une diminution de personnel pour des raisons économiques», précise le responsable. D’ajouter qu’en ce qui concerne la réduction du salaire, le patron n’a pas le droit d’agir unilatéralement.

«L’employeur peut parler avec le salarié, lui disant que les heures de travail seront réduites et qu’il sera ainsi payé pour les heures en question. Pour cela encore, il faut que l’employeur ait obtenu l’aval du ministère. Si le patron et l’employeur parviennent à un accord, il faut que cela soit traduit sur papier», renchérit Mariahven Caremben. Pour ce dernier, surtout dans la conjoncture actuelle où le GM paie la totalité ou une partie des salaires, il est «impensable» que les patrons réduisent les rémunérations des employés.

 

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